
|
Il y a environ 5500 ans
naissaient, quelque part entre le Tigre et l'Euphrate, les
germes de ce qui allait devenir la première forme
d'écriture de l'humanité. Devenus
agriculteurs, les Sumériens durent concevoir un
système de comptabilité durable afin de
gérer les surplus de nourriture. Ils se servirent
donc de l'argile, matériau abondant dans ce
territoire fluvial, pour garder des traces de leurs
récoltes et troupeaux. Les comptables
sumériens utilisaient des boulettes d'argile,
appelées "calculi" pour enregistrer les
livraisons et les échanges. |
|
Les sumériens se
servirent donc des techniques qu'ils connaissaient pour
expliciter d'avantage leurs notations comptables, sous forme
de pictogrammes tout d'abord. Ces pictogrammes se
multiplièrent par la suite, se stylisèrent, ce
qui donna une écriture complexe, la première
connue. Le cadre d'utilisation dépassa la
comptabilité des récoltes et des troupeaux,
pour témoigner de la richesse de la culture
sumérienne à travers des témoignages et
même du premier texte littéraire connu,
"l'Épopée de Gilmalesh". |
|
|
La plupart des peuples de
l'Asie occidentale adoptent le cunéiforme qu'ils
transcrivent dans leurs langues respectives. Ils l'utilisent
jusqu'au premier siècle av. J.-C. .Ce sont d'abord
les Akkadiens (peuple sémitique, ancêtre des
Hébreux et des Arabes), puis les Babyloniens et les
Assyriens, puis les Hittites, les Perses... Pendant ces 4000
ans, des milliers de documents administratifs et
économiques ainsi que la plupart des connaissances
scientifiques et des oeuvres littéraires sont
écrites en cunéiforme, dans différentes
langues, par toutes ces civilisations. Le courrier et les
livres de comptes sont inventés, on écrit les
hymnes sacrés et les prières. |
|
|
||
|
|