|
Les Sumériens
croyaient que l'univers était gouverné par un
panthéon comprenant un groupe d'êtres vivants,
de forme humaine mais immortels, et possédant des
pouvoirs surhumains. Ces êtres, invisibles aux yeux
des mortels, guidaient et contrôlaient le cosmos selon
des plans bien définis et des lois dûment
prescrites. Les Sumériens avaient quatre
divinités principales : An, le dieu du Ciel, Ki, la
déesse de la Terre, Enlil, le dieu de l'Air et Enki,
le dieu de l'Eau. Le ciel, la terre, l'air et l'eau
étaient considérés comme les quatre
composants majeurs de l'univers. |
|
Les sumériens laissent quantités de pièces d'argile gravées en écriture cunéiforme. La Bible a emprunté de nombreux passages aux sumériens comme le paradis terrestre décrit dans le poème "Enki et Ninhursag" où l'Eden hébraïque et le Dilmun sumérien ne font qu'un: mêmes fleuves, même endroit, même souffrance, même péché originel. Ce poème explique d'ailleurs le mystère de la côte d'Adam: c'est là ou est le mal d'Enki, la côte vient du jeu de mot sumérien "Ti" ("côte" ou "faire vivre"). Ce sont les sumériens qui ont écrit le premier le mythe du déluge avec Ziusudra (le Noé sumérien), repris par les babyloniens. (Source: S.N Kramer "L'histoire commence à Sumer", University museum Philadelphie, Musée du Louvre, Les collections de l'Histoire N°22 janvier mars 2004). Il apparaît clairement que le monothéisme juif s'est constitué progressivement en 3 étapes clé : l'hénothéisme d'Abraham, la monolâtrie de Moïse et le monothéisme des prophètes de l'exil à Babylone. il est possible de reconstituer les étapes qui marquèrent l'histoire de la présence de Dieu chez les hommes. |
|
Un des épisodes les plus célèbres de la mythologie sumérienne, celui de "Gilgamesh" en quête de l'immortalité. Cette légende nous est parvenue à travers des copies datant de 2000av JC. Elle relate les exploits des héros et des dieux sumériens. Le plus célèbre de ces personnages est Gilgamesh, roi d' Uruk peu après 3000av JC. Il est l'un des tout premiers rois après le déluge. Le Noé biblique est largement inspirée de cette histoire, on devine une source de la mythologie grecque (les exploits d'Héraclès), et de la Bible (le Déluge y est conté). |
|
Gilgamesh ,cinquième roi de la première dynastie de Uruk (~2500) unifia Uruk et Kulaba par d'énormes travaux hydrauliques et la construction de remparts. Ses travaux cristallisèrent son nom. Dès Sumer, on célèbre sa lutte contre Agga (Kish), contre Humbabba, contre le taureau célèste et ses relations avec le monde infernal. Ce n'est qu'à partir de la première dynastie de Babylone (~1900) que l'ensemble littéraire homonyme fut constitué, en 3600 vers (le texte le plus achevé date de ~668 et fut retrouvé à Ninive). Le temps de l'épopée est hybride: la civilisation d'Uruk jouxte celle de la cueillette (symbolisée par Enkidu). Gilgamesh et aux deux tiers divin et ne connaît pas d'adversaires. Il s'accapara les hommes pour le labeur et les femmes pour le plaisir. Afin d'affaiblir Gilgamesh (plaintes des gens d'Uruk) les dieux créent Enkidu (sauvage). Le premier épisode narre la transformation de Enkidu en citadin (l'enfant passe à l'âge adulte): une courtisane, mandatée par Gilgamesh, l'initie à la sexualité. Devenu civilisé, Enkidu devient un compagnon inséparable de Gilgamesh (ils veulent tous les deux devenir des surhommes). |
|
Les deux héros tuent
Humbabba et, grisé, Gilgamesh s'attaque à
Ishtar (sa parèdre): il se refuse à elle. Afin
de laver cet affront, il est envoyé un taureau
célèste contre Gilgamesh mais celui-ci le
vainc. En plein triomphe, Enkidu meurt en maudissant la
civilisation: Gilgamesh part à la recherche de la vie
sans fin. Il se met à la recherche de Uta-Napishtim
(rescapé du déluge) qui lui raconte qu'il a
obtenu la vie éternelle de Enlil. Il lui soumet des
épreuves puis lui révèle la "plante de
vie". Gilgamesh s'en empare et souhaite la partager avec le
peuple d'Uruk. Cependant il perd cette plante lors d'une
halte (le serpent s'en empare). |
|
|
|
Les dieux mineurs ou prolétaires (les Igigi) furent forcés de travailler pour les grands dieux. C'est alors que les Igigi commencèrent à gémir à grands cris pour demander du repos. Namma, mère d'Enki, appela ce dernier pour qu'il vienne en aide à ces dieux mineurs et trouve ainsi une solution. Enki fut appelé parce qu'il était non seulement le dieu des eaux, mais aussi celui de la sagesse. Les grands dieux avaient en effet besoin des Igigi pour leur faire cuire le pain et les décharger des travaux pénibles. Mais, ces grands dieux devaient, dans un même temps, soulager les dieux prolétaires de leurs durs labeurs avant qu'ils ne se révoltent. La solution fut donc de créer une race d'esclaves : les hommes. Enki prit alors de l'argile ( ou poussière ) et la trempa dans la chair et le sang d'un dieu sacrifié ; l'homme aurait ainsi une part de l'intelligence divine. |
|
|
|
Après avoir
créé les hommes, les dieux entreprirent
à plusieurs reprises d'anéantir
l'humanité. Les hommes s'étaient en effet
multipliés à un tel point qu'ils en vinrent
à faire trop de bruit, gênant ainsi les dieux.
Namtar, dieu de la mort et de la peste, fut, par exemple,
chargé de déchaîner une maladie sur les
hommes. Mais un autre dieu, Enki, eut pitié d'eux et
déjoua ce plan. D'autres calamités furent
ainsi décidés, mais, à chaque fois,
Enki aida les hommes. Enki se vit donc accuser par les
autres dieux, c'est alors que ce dernier, pour se
défendre, amena l'idée d'un déluge.
Enlil, sur l'idée d'Enki, décida que toute
l'humanité devrait périr noyée. Mais,
Enki parla à Atra-Hasis (le 'Noé
sumérien') dans un rêve et l'avertit que
l'humanité était en danger. Il lui dit de
construire un bateau. Sur ce, Atra-Hasis informa les autres
hommes. Il quitta ensuite la ville, prenant avec lui des
artisans qui l'aideraient dans la construction du bateau.
Ils assemblèrent donc le matériel,
construisirent le bateau, puis embarquèrent des
oiseaux, du bétail et des humains de la famille
d'Atra-Hasis. La pluie commença à tomber,
pendant 7 jours et 7 nuits les vents soufflèrent et
l'eau se déchaîna. Enfin, la tempête se
calma. Atra-Hasis sortit du bateau et fit des offrandes
à tous les dieux, qui avaient faim. Ils
s'étaient attroupés autour des offrandes comme
des mouches. Les dieux constatèrent que les hommes
avaient survécu au déluge. Enlil était
furieux. Les dieux avaient juré par serment la perte
des humains, et, pourtant, ils avaient survécu.
"comment cela était-ce possible ?", demanda Enlil. An
lui répondit que cela ne pouvait être que le
fait d'Enki. Enki pour apaiser la fureur d'Enlil
suggéra une solution : les humains ne se
multiplieraient plus si vite. Les maladies en
décimeraient un tiers. Les accouchements
deviendraient douloureux et dangereux, les enfants
pourraient d'ailleurs mourir pendant l'opération. |
|
|
|
LEDEN, dans la tradition hébraïque est ce mythique jardin où le seigneur plaça Adam et Eve. Dailleurs, Ihébreu Eden a conservé le sens de volupté de plaisir et de félicité. La linguistique nous apprend que, non seulement, la notion dEden, mais le terme lui-même, sont son d'origine sumérien dans le terme "Edinu" (la plaine, la campagne). |
|
|
Cest aussi à
Sumer que nous trouvons la plus ancienne notion de "Gan",
désignant un champ, une terre cultivée en
sumérien. De ce Gan sumérien est issu plus
tard le "Gannatu" Akkadien (le parc) et plus tardivement
encore le Gan hébreu qui désignera le parc ou
jardin dEden. Le Gan Eden hébreu est donc le
parc ou le jardin dans la plaine ou la campagne. LEden
sumérien se nomme "Nidduki", équivalent
de "dilmun" en akkadien. Les deux termes ont le sens de pays
de gloire, de soleil et de lumière. Les traditions
suméro-sémitiques situent lEden dans le
golfe Persique (nommé Mer ou Fleuve Amer ou encore
Mer du Soleil Levant). Cet Eden paradisiaque se situe
à "Dilmun" ou à proximité, connu jadis
aussi sous le nom de "Ka-Lum-Ma" (ou Pays des Dattes),
aujourdhui (Bahrcin). |
|
Le Dieu de la terre "Enki", (Adam aussi est fait de terre) ensemence la ravissante "Ninnu" (Lilith) fille de "Niahursag" et 9 jours (9 mois, bien entendu), du couple " Ninnu-Enki " naîtra la déesse " Ninkurra" . Alors " Niahursag" placera " Enki " et " Ninnu " (A dam et Lilith ) dans un jardin où elle avait planté 8 plantes ( dans la Bible, cest Yahvé qui plante un jardin en Eden ). Alors, "Enki" (Adam) succombera à lirrésistible envie de connaître la saveur de ces plantes ( dans la Bible cest le serpent tentateur qui incitera le couple édénique à goutter au fruit défendu ) "Enki" les fera quérir par son serviteur " Isimud " et les gouttera. Courroucée, la Grande Déesse (Yahvé) pour les punir, maudira le non d "Enki" et le vouera à la mort ( Adam sera maudit et perdra limmortalité). "Enki" sera alors atteint de 8 maladies (autant de plantes gouttées). |

|
Mais, dans son infinie
bonté, la Déesse, compatissante, créera
huit divinités pour les guérir (tradition
dravidienne des divinités féminines qui
envoient et guérissent les maladies) Or, lune
des 8 parties malades est une côte et pour
guérir cette côte la déesse
créera la déesse "Ninti" (Eve). Ti
sumérien signifie vivre et faire vivre. Cest
donc Ninti (Eve), qui permet à "Enki" (Adam) de vivre
ou de survivre. "Eve" navait donc rien à voir
avec la Pomme symbole du péché dont on
laccusa à tort. Les hébreux ont
inversé le mythe comme plus tard les aryens
inventeront celui de Pandore. |
|
|
|
Il est important de souligner que les hébreux n'en sont venus à concevoir un seul Dieu par élimination successive de plusieurs autres dieux. Il est faux de penser que le Dieu unique qu'Israël s'est mis à adorer venait de nul part et était par conséquent totalement inconnu. Moïse et d'autres prophètes rappelaient sans cesse aux peuple d'Israël que ce Dieu était le Dieu de leurs pères. Il y a donc eu un passage du polythéisme au monothéisme par étapes successives, au fur et à mesure que le peuple hébreux, Abraham en tête, prenait conscience qu'un dieu qu'il connaissait déjà était en fait le seul à exister. Le "Dieu" ést là, depuis toujours. |
|
|
|
|
Abraham aurait vécu
à une date difficile à préciser, mais
qu'on pourrait situer autour de l'an 2000 avant
Jésus-Christ. Les trois religions monothéistes
(Judaïsme, Christianisme, Islâm) se
réclament d'Abraham et le considèrent comme le
modèle parfait du monothéiste, mais elles
divergent sur son rôle, sa généalogie et
sa première descendance. |
|
On organisait, en Babylonie d'alors, un pèlerinage annuel sous l'égide du souverain. Il se déroulait dans le désert et donnait lieu à de grandes démonstrations de piété et d'allégresse. Le culte comportait une procession entre deux rangées de statues de divinités alignées par ordre de taille de part et d'autre du chemin que le cortège devait suivre, avant d'arriver au temple principal, comme les béliers ou les lions devant les temples pharaoniques de Thèbes qui sont à peu près de la même époque. Juste à l'entrée de celui-ci était dressée une statue, la plus grande de toutes. Elle était en or et représentait probablement Marduk ou Ea " Ses yeux étaient figurés par deux pierres précieuses qui scintillaient dans la nuit ". Devant ces statues, les pèlerins déposaient les mets qu'ils apportaient en offrande, avant d'entrer au temple. |
|
A dix-sept ans Abraham dut
participer à l'un de ces pèlerinages. Il lui
répugnait de pratiquer l'idolâtries et jura de
faire un mauvais sort aux statues qui constituaient à
ses yeux des blasphèmes contre l'unique vrai Dieu.
Après avoir fait uvre d'iconoclaste en
Babylonie, il quitta Ur (sur ordre de Dieu) pour se rendre
en Syrie puis en Palestine, en passant par Hurân,
Sichem, Bethel, Negeb, construisant partout des autels,
avant d'aller (à la suite d'une grande famine), en
Egypte, où il demeura quelque tempsavant de se rendre
en Palestine puis de se fixer dans le pays de Cana'ân
(à la même époque se situe la
destruction de Sodome et Gomorrhe). Pour prouver sa
soumission, Abraham se vit dans l'obligation de sacrifier
l'un de ses fils.(Isaac selon la Genèse, Ismael selon
le Coran). Ayant donné toute la mesure de sa
soumission à Dieu, il fut miraculeusement
arrêté dans son geste et l'immolation n'eut pas
lieu... |
|
|
Dans l'hébreu du
texte original, ce Dieu était "El", le dieu
principal du panthéon cananéen, le dieu du
temps. El est la forme cananéenne
évoluée du dieu sumérien
"Enlil". Par
transformations linguistiques successives " Enlil "
(sumérien primitif), se transforma en " Ellil
"(akkadien) puis devint "El" en cananéen. Enlil
était le dieu du vent chez les sumériens, chez
les akkadiens, il était aussi le dieu de l'air et du
ciel, chez les cananéens il était le dieu du
Temps. |
|
|
|
|
|
|
||
|
|